Nouveautées BD

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Vingt-trois ans après le dernier tome, le héros d’Hugo Pratt est rescussité sous une nouvelle plume. Verdict de l’Express

Le public adore être surpris par ce qu’il connaît déjà. A cette aune, Juan Diaz Canales (scénario) et Ruben Pellejero (dessin) ont plutôt réussi leur reprise de Corto Maltese. Tous les ingrédients « prattiens » sont réunis dans Sous le soleil de minuit : une tempête en mer, une lettre mystérieuse, un trésor, le fantôme de Jack London, un Raspoutine bien vivant portant chapeau Charleston et cravate, des soliloques du héros au pied d’un arbre, une pirogue, des femmes, le tout sur fond d’Alaska enneigé de 1915…  

Si le scénario est parfois un peu compliqué en raison du nombre de personnages – cela va d’indépendantistes irlandais à des Inuits en passant par une prostituée japonaise -, l’histoire retombe sur ses pieds grâce au savoir-faire de Canales. Dans ses dialogues, le scénariste a bien su retrouver le laconisme propre à Corto.  

Le dessin, lui, renoue avec l’Hugo Pratt des années 1970, quelque part entre Les Ethiopiques et Fable de Venise, loin des deux derniers albums un peu plus relâchés du maître. Pellejero, qui reprend fidèlement nombre d’attitudes corporelles du marin maltais, offre au passage quelques très belles cases muettes. Les couleurs, en revanche, faites de grands à-plats ocre et gris, feraient plutôt penser à la série Jonathan de Cosey. A l’arrivée, Canales et Pellejero livrent une solide bande dessinée d’aventure. Un chouïa trop solide même, peut-être, tant on aimait aussi chez Pratt les chemins de traverse, les histoires un peu bancales, les conversations sous la lune et les ellipses poétiques… 

 

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Les Eléphants rouges, ce sont ceux du Jardin des Plantes. Une petite parisienne rêve de faire partie des Amazones, ces femmes qui pourraient se battre aux côtés des hommes sur les remparts de Paris. Victorine a de la constance. Pendant que sa mère essaye de s’engager, elle file au Jardin des plantes soigner ses chouchous, les deux éléphants Castor et Polllux. Elle veut les monter pour affronter les Prussiens comme Hannibal les Romains. Dans sa bande d’enfants le chef c’est Pamphyle qui a trouvé un fusil et tiré sur un Prussien. Mais Victorine arrive à le convaincre en le défiant qu’elle a une arme imparable qu’elle va mettre en œuvre, ses éléphants. Et la bande va l’aider.
Lucy Mazel a dessiné les Eléphants rouges. Un trait assez cartoon, fin et suggestif qui colle bien au texte. De l’émotion avec sa Victorine pour une histoire douce-amère.

L’Aristocrate fantôme, on est dans un autre milieu, intellectuels et philosophes, musiciens. Une jeune aristocrate russe, Liza, a deux Colt à sa ceinture et fait partie de l’Union des femmes pour la défense de Paris et l’aide aux blessés. Elle va trouver des stocks de tissu pour fabriquer des uniformes aux Communards.  Et si possible récupérer des fusils. Présidente de l’association, elle connaît Marx qui et à Londres. Liza a du caractère et fédère les femmes malgré la charismatique Louise Michel. L’argent va devenir le nerf de la guerre mais les banques prêtent aux deux camps. Plus à Versailles qu’à la Commune. Il faudrait braquer la Banque de France et Liza a son idée.
Anthony Jean a donné vie à Liza qui disparaîtra a la chute de la Commune. Elle sera condamnée par contumace mais on ne la retrouvera pas; Elle finira ses jours en Sibérie. Jean apporte sa force à Liza, belle certes mais femme de tête. Le prochain et dernier tome paraîtra en 2016 et sera dessiné par Fourquemin.

commentaire par ligne claire http://www.ligneclaire.info/jean-mazel-lupano-30287.html

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Afficher l'image d'origine     depuis la nuit des temps, la Garde protège les souris des mille dangers qui menacent leur existence. Trois de ses membres les plus solides, Kenzie, Saxon et Lieam, découvrent lors d’une mission de routine un noir complot ourdi dans la ville de Barkstone. Trop tard ! Lieam est fait prisonnier, les deux autres sont laissés pour mort aux portes de la ville et une armée traîtresse marche déjà vers Lockhaven, la légendaire forteresse de la Garde.

Une aventure palpitante qui mêle stratégie et combats, suspense et héroïsme. Un univers de fantasy servi d’une main de maître par Petersen.

Afficher l'image d'originePierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d’enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l’autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu’il n’y a pas d’âge pour commettre un crime passionnel.
 

Afficher l'image d'origineL’Arabe du futur 2 de Riad Sattouf

Un père toujours aussi fantasque, une institutrice terrifiante… Avec sa précision saisissante et son art du portrait, l’auteur signe le deuxième tome dessiné de son enfance syrienne.

 
 

 

 

 

 

BRODERIES de Marjane Satrapi

Pour ceux qui ont déjà lu Persépolis, vous devez forcément vous rappeler de la grand-mère de Marjane et de son caractère si particulier (j’adore ^^).

Ici, des éléments autobiographiques servent de base à l’ouvrage qui nous fait découvrir, le temps d’une après-midi autour d’un thé, la place de la femme en Iran : le poids des coutumes et de la société iranienne, leur émancipation progressive. Cet ouvrage est une agréable bouffée d’air et un exutoire charmant pour toutes les femmes en mal d’amour.
Les tabous sont invités à rester dehors .

 

 

 

 

 

En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

L’Arabe du futur sera publié en trois volumes. Ce premier tome couvre la période 1978-1984.

Premier volet d’une série, L’Arabe du futur nous fait voyager et évoluer avec autant de pudeur que de dérision dans la tête d’un gosse nettement plus malin que la moyenne (un dessin représentant Pompidou pondu dans une maternelle bretonne manquera de l’envoyer à “L’Académie des surdoués”, et puis finalement, non).

Et, comme d’habitude chez Riad Sattouf, il y a ces détails qui tuent, cette façon de mettre les tics de langage en scène, de pointer du crayon les trucs les plus absurdes et les plus débilos. Sauf que ce trait lucide qu’il réservait jusqu’ici aux jeunes boutonneux, à Pascal Brutal ou à son pote Jérémie, c’est désormais aux siens et à lui-même qu’il a décidé de l’appliquer. Un grand-père un peu chaud lapin, une mamie qui vous lèche l’œil, un oncle qui s’appelle Mohamed mais qu’il faut appeler Hadj Mohamed et qui porte le keffieh, une voisine bretonne arriérée qui vit comme au Moyen-Age, Waël et Mohamed, les petits copains de Syrie qui lui laissent les “petits soldats juifs” pour jouer : L’Arabe du futur est aussi une fantastique galerie de portraits, dont Sattouf entend user et abuser. Anne-Clair Norot dans INROCKS

En 2005, Nicolas Wild, dessinateur de bande dessinée sans domicile fixe, trouve à la fois un plan squat et un boulot. Seulement c’est un peu loin : à Kaboul, dans un Afghanistan encore instable après la guerre.

Voilà donc ce jeune insouciant transporté dans une capitale en crise, chargé de dessiner une adaptation de la constitution afghane, puis de travailler sur la campagne de recrutement de l’armée. Il devient dès lors un observateur privilégié de la reconstitution hésitante du pays tout en menant la drôle d’existence des expatriés occidentaux à Kaboul. Il sent progressivement naître un fort attachement pour ce pays où il décide, malgré les risques de prolonger son contrat.

Un regard ironique et pertinent sur les réalités de ce pays au cœur de l’actualité.

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