Polar Noir!

Coupables Afficher l'image d'origine

Ferdinand von Schirach

Résumé :

Quinze nouvelles, autant de crimes et de procès. La justice confrontée à des vies qui basculent dans la violence ou dans la passion destructrice constitue le fil rouge de Coupables, deuxième recueil de Ferdinand von Schirach.
L’écriture au scalpel de l’écrivain allemand nous plonge au cœur de la mécanique des affaires criminelles et de la psychologie de ceux qui se rendent coupables. Elle suit aussi pas à pas le rôle de l’avocat, en donnant une nouvelle dimension à ces événements qui resteraient de simples faits divers sans le regard de l’écrivain. Qu’il s’agisse d’un viol collectif impuni ou d’une affaire de jeux sadiques dans un internat huppé, ces nouvelles nous éclairent autant sur ces enchaînements qui se transforment en crimes que sur l’innocence perdue en chemin. Quand un homme blesse soudainement un ancien partenaire de sa femme après avoir participé à des jeux d’échangisme avec elle, ou quand une jeune fille fait condamner le mari de son institutrice en l’accusant d’attouchements, ce ne sont pas seulement des questions de justice et de procédure qui se jouent, ce sont des vies qui se détraquent. Coupables sonde cette dimension humaine de la justice avec un pouvoir d’évocation exceptionnel. Dans son style concis, l’auteur allemand nous offre une vision singulière – et inoubliable – de l’être humain dans toute sa complexité et confirme ainsi son immense talent.

 

La Griffe du chien

Don WinslowAfficher l'image d'origine

L’agent de la DEA Art Keller, Seigneur de la frontière americano-mexicaine, a juré sur la tombe de son adjoint d’employer tous les moyens, légaux ou illégaux, pour mettre un terme au trafic qui inonde son pays. Le Seigneur de la drogue Miguel Angel Barrera, puis ses neveux Adan et Raul répliquent dans le sang et écrasent quiconque, ami ou ennemi, leur barre le chemin. Callan, un Irlandais né au cœur de la mafia new-yorkaise, devenu tueur, puis mercenaire presque malgré lui; le père Juan Parada, archevêque de Guadalajara, qui lutte auprès des plus hautes autorités de l’Église pour la survie de centaines de milliers d’Indiens anéantis par la guérilla, chassés de leurs terres, empoisonnés par les produits chimiques; son amie Nora, qui use de ses charmes tarifés et de son tempérament hors du commun pour faire et défaire alliances, marchés et compromis… Tous jouent une partie mortelle sur un échiquier grand comme le monde. Depuis les jungles d’Amérique centrale, la Federacion Barrera distille un poison qui conduit à la folie des hommes. Ni la justice ni la foi ne veulent plus rien dire. L’instinct seul s’impose: celui qui tue, celui qui sauve.

Art Keller, le  » seigneur de la frontière « , est en guerre contre les narcotrafiquants qui gangrènent le Mexique. Adan et Raul Barrera, les  » seigneurs des cieux « , règnent sans partage sur les sicarios, des tueurs armés recrutés dans les quartiers les plus démunis. Contre une poignée de dollars et un shoot d’héroïne, ils assassinent policiers, députés et archevêques. La guerre est sans pitié.

 

Rien, plus rien au monde.

Massimo CarlottoAfficher l'image d'origine
Abrutie d’alcool et de télévision, lasse de sa vie, elle a reporté tous ses espoirs sur sa fille, et elle sombre dans la folie la plus noire. De cette tragédie, on ne connaît que son monologue intérieur banal et délirant qui nous dit la fin de la classe ouvrière, la cohabitation difficile avec les immigrés, le manque de travail, la difficulté à joindre les deux bouts quand on n’est plus productif, l’absence totale de perspectives, la frénésie de consommation pour se sentir vivant, la télé comme seul modèle et moyen d’évasion face à la noirceur de l’existence… Avec un réalisme psychologique percutant, l’auteur met en scène une vision cruelle de notre monde. Et tend un miroir impitoyable à toutes les sociétés européennes. Ce court récit surprenant et efficace a connu un très grand succès en Italie.

Et plus encore à la médiathèque!

 

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